Soolfinger : une histoire à cuivre…

section cuivre
tout beaux tout cuivres

Sur les bases d’un premier groupe de blues, dont il reste 3 protagonistes actuellement, et qui officia pour son premier vrai concert, rue de Serbie à une époque où cet état faisait encore partie de la Yougoslavie, (il y a donc une paille !), l’idée d’intégrer une section cuivre et de suivre ainsi l’évolution historique du rythm’&blues vers la soul s’est structurée en ouverture du 1er Festival de Dallet le 29 juin 1996. Pour les incrédules, on peut ressortir l’affiche !

Ce concert devait marquer la fin du « Pentatonik Blues Gang » mais c’est en intégrant dans la foulée un nouveau batteur, un nouveau bassiste et un saxophoniste supplémentaire (3 autres piliers toujours actifs) que le projet « Soolfinger » vit le jour pour être opérationnel dès 1997 au Chicago Blues Festival à la maison du peuple en décembre.

Depuis, Soolfinger revisite les grands standards de la musique noire américaine et trois de ses grands courants. Des centaines de concert plus tard, peu nombreux sont les grands noms du blues, de la soul et du funk à ne pas avoir été réinterprétés par le groupe clermontois.SOOLFINGER_VICHY-222

En venant à l’un de leur concert et si vous êtes d’une génération du siècle dernier, vous reconnaîtrez forcément un titre d’Otis Redding ou d’Aretha Franklin, de Wilson Pickett ou des Temptations, de Marvin Gay ou de B.B. King, de James Brown ou de Stevie Wonder… Et vous ressentirez toute l’influence qu’a eue cette musique pour qu’on la retrouve aujourd’hui dans les grands tubes planétaires… Aussi, si vous êtes d’une génération plus récente, vous ne manquerez pas de vous dire, un peu comme quand on retrouve du classique dans une musique de film ou de pub, « Mais, bon sang ! Je connais cet air-là … »

34_SoulFinger_15Les musiciens se sont succédés dans le groupe ; certains on fait des apparitions ponctuelles, d’autres plus durables. Les rôles aussi ont été interchangeables ; le premier chanteur devenant guitariste rythmique, le trompettiste passant au chant principal, l’ancien bassiste ayant été tromboniste, l’alto pouvant se muer en baryton et jusqu’au nouveau sax ténor qui pourrait se mettre au clavier… mais une constante et une ambition anime depuis le début l’esprit du groupe. Cette bande de potes a une passion commune et sans se prendre trop au sérieux n’attend qu’une chose : que la musique de l’âme s’empare aussi de vos corps pour vous faire claquer des doigts et trépigner des orteils. Ou l’inverse !

En gros la devise de Soolfinger pourrait être : On est là pour vous s’faire plaisir